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Le Ministère de l’économie, des finances et du développement et la Banque mondiale ont procédé ce jeudi 23 mars 2017 à Ouagadougou, au lancement officiel du projet de Gouvernance économique et de participation citoyenne. D’un montant global de plus de 30 millions de dollars US, ce projet vise à renforcer la mobilisation des ressources intérieures et à améliorer  la gestion des ressources publiques. La cérémonie a été présidée par Mme Pauline ZOURE, Secrétaire d’Etat chargé de l’Aménagement du territoire,  représentant Mme Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, Ministre de l’économie, des finances et du développement.

 

Dans le domaine de la gestion des finances publiques, le Burkina Faso, à l’instar des autres pays de la sous-région, est confronté à de nombreux défis. Il s’agit, entre autre, de la faible mobilisation des recettes fiscale et douanière, des faiblesses dans l’exécution budgétaire, des contraintes dans l’administration fiscales caractérisées par des procédures administratives plus ou moins efficaces, des faiblesses dans la collecte des arriérés et une couverture limitée, des goulots d’étranglement dans les processus d’exécution budgétaire affectant négativement les résultats en termes de développement, la faible participation des citoyens dans la gestion des ressources publiques etc.

 

En réponse à ces manquements, le ministère de l’économie, des finances et du développement, avec l’appui de la  Banque mondiale, a initié le  projet de gouvernance économique et de participation citoyenne (PGEPC). Ce projet, financé par la Banque Mondiale (30 millions de dollars US) et l’Etat Burkinabé (750 000 dollars US), vise à renforcer les mécanismes déjà existants pour assurer une meilleure gestion des ressources publiques.

 

 

Le projet s’exécutera à travers    quatre composantes.

La première concerne le  renforcement de la participation citoyenne et de la redevabilité (veille citoyenne, accès aux  informations relative à la gestion des finances publiques). La deuxième composante consiste à l’amélioration de la mobilisation des recettes intérieures et de la gestion des dépenses (simplification des mesures fiscale et douanières). La  troisième composante du projet, vise la mise  en place d’un Fonds de Réponse Rapide dont l’objectif sera d’apporter un soutien dans la mise en œuvre de priorités additionnelles qui pourraient émaner des autorités. Enfin, la quatrième composante correspond à la gestion  du projet notamment la constitution d’une coordination et d’une fonction administrative du projet.

 

Mme Pauline ZOURE, Secrétaire d’Etat chargé de l’Aménagement du territoire,  représentant Mme le Ministre de l’économie, des finances et du développement s’est réjoui du lancement officiel du projet de gouvernance économique et de participation citoyenne. Elle a indiqué que le  projet a besoin, d’une part du soutien et de l’adhésion des bénéficiaires (Ministère de la santé, Ministère des infrastructures, Agence Nationale de Promotion des TIC, ASCE-LC, ARCOP, Conseil National des organisations de la société civil, la Direction Générale du Budget, la direction générale des impôts, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique, la direction générale des douanes, la direction générale du contrôle des marchés publics et des engagements financiers, la direction générale des services informatiques etc.) et d’autres part de l’abnégation de l’équipe chargée de sa mise en œuvre. Tout en exprimant la gratitude du Gouvernement Burkinabé à la Banque Mondiale pour cet appui, Mme Pauline ZOURE a émis le vœux de voir ce projet réussir sa mission  à  l’horizon 2021 toute chose qui permettra d’améliorer la transparence, d’élargir l’assiette fiscal et de renforcer la performance des dépenses publiques etc. Par ailleurs, M. Cheick Fantamady KANTE, représentant résident de la Banque Mondiale au Burkina, a rassuré de la disponibilité de son institution à accompagner l’Etat Burkina pour offrir des services de bases de qualité  à la population.