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Le ministre de l’Economie, des Finances et du développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI et le Directeur de la Coopération suisse au Burkina Faso, Jean Bernard DUBOIS, ont procédé à la signature d’un accord de financement d’un montant global de  4 300 000 millions de francs suisse,  soit  environ 2 milliards 500 millions de F CFA, le jeudi 1er juin 2017 à Ouagadougou. Ce montant vise à soutenir la mise en œuvre du Programme de valorisation des produits forestiers non ligneux, phase 2 (PFNL 2) du ministère en charge de l’Environnement, de l’Economie verte et du changement climatique.

 

 

Quatre millions trois cent mille (4 300 000) de francs suisse, soit environ 2 milliards cinq cent millions (2 500 000 000) de francs CFA, c’est le montant octroyé par la Coopération suisse pour soutenir la mise en œuvre de la phase 2 du Programme de valorisation des produits forestiers non ligneux, (PFNL). La signature de l’accord entre le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI et le Directeur de la Coopération suisse, Jean Bernard DUBOIS, a eu lieu, ce jeudi 1er juin 2017 à Ouagadougou, en présence du ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du changement climatique, Nestor BASSIERE. L’accord de ce  financement sous forme de subvention intervient quelques semaines après celui signé en fin avril dernier à hauteur de plus de 12 milliards de FCFA destinés à soutenir l’éducation et la formation professionnelle au Burkina Faso. A l’occasion de la signature de convention, le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement a remercié le Directeur de la Coopération suisse pour la constance de ce pays, dans le financement des programmes de développement au Burkina Faso. Aussi, elle a salué l’engagement personnel du Directeur de la Coopération pour faire avancer les dossiers. «Lorsque nous avons des partenaires aussi engagés comme vous, il faudrait que nous aussi nous puissions jouer notre partition», a dit Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI.

 

Les trois impératifs du PFNL

Pour le Directeur de la Coopération suisse,  Jean Bernard DUBOIS, le PFNL phase 2 renferme des réalités socio-économiques, notamment des femmes, jeunes et hommes qui travaillent dans le milieu rural pour valoriser les ressources naturelles. Et à ce titre, il s’inscrit pleinement dans la promotion du développement durable qui prend en compte les dimensions sociale, environnementale et économique. «Ce projet répond à trois impératifs, notamment social, environnemental et économique. Je crois que c’est une réelle contribution. Et nous nous réjouissons de pouvoir accompagner le ministère dans cette tâche», a-t-il confié avant d’ajouter que la Coopération va assurer un suivi régulier des activités. Au terme de la phase 2, a indiqué M. DUBOIS, il est attendu, entre autres, que 40 000 ménages, soit à peu près 100 000 personnes, puissent accroître leurs productions de produits forestiers non ligneux; que les entreprises actives dans ce domaine augmentent leurs chiffres d’affaires et aient un meilleur accès au marché. Pour lui, la réussite de ce programme passe par le respect de l’environnement, notamment la réduction de la dégradation des espèces pourvoyeuses de produits forestiers non ligneux due à la surexploitation conjuguée au changement climatique, mais aussi la mise en place des conditions-cadres pour le développement d’entreprises vertes valorisant les produits forestiers non ligneux, en particulier, l’accès au financement.

 

 

Don pour créer des emplois

De l’avis du ministre de l’Environnement, de l’Economie verte et du changement climatique, Nestor BASSIERE, ce don de la Coopération suisse, permettra non seulement de créer des emplois, d’accroître les revenus des ménages les plus défavorisés, mais surtout, il permettra au pays d’atteindre la sécurité alimentaire. Ainsi, il a saisi l’occasion pour remercier, au nom du Président du Faso, Son Excellence Roch Marc Christian KABORE, du gouvernement et du peuple burkinabè, le Directeur de la Coopération suisse, ainsi que ses collaborateurs pour ces appuis qui font de la Suisse l’un des partenaires privilégiés de son département. «La deuxième phase du Programme d’appui à la valorisation des produits forestiers non ligneux est planifiée pour quatre ans (2017-2020) avec un budget total de 4,5 millions de francs suisse (soit environ 2,7 milliards de FCFA)», a indiqué Nestor BASSIERE qui a rassuré que le gouvernement, à travers son département mettra tout en œuvre pour accompagner sa bonne exécution. L’objectif global de cette deuxième phase, a-t-il précisé, est de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages ruraux (y compris les personnes vulnérables, les femmes et jeunes) et d’améliorer durablement leurs revenus par la gestion durable et la valorisation des produits forestiers non ligneux.

Le PFNL est structuré en trois composantes. Il s’agit respectivement de: l’accroissement de la production et de la consommation des PFNL prioritaires, dans un contexte de gestion durable des ressources forestières; l’amélioration et la diversification des revenus des ménages ruraux et de leurs organisations, à travers la conservation, la transformation et la commercialisation des PFNL et leur accès aux marchés porteurs; l’institution des cadres politique, législatif, règlementaire et institutionnel favorables à la gestion et la valorisation durable des ressources naturelles et au développement des filières PFNL.

Par ailleurs, le ministre BASSIERE a souligné que la première phase du PFNL,  qui a été mise en œuvre durant quatre ans (2012-2016) par son département, en collaboration avec la FAO, a permis non seulement d’accroître les revenus de plus de 400 femmes et la construction de plus de 27 unités équipées, mais aussi, elle a permis de renforcer leur capacité. Pour lui,  la contribution de la  seconde phase du  programme à la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) est indéniable au regard des résultats attendus.