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Le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, à travers la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), organise du 28 au 30 juin 2017, à Ouagadougou, une formation sur l’évaluation nationale des risques de blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme au profit des professionnels des secteurs publics et privés du Burkina Faso. L’ouverture des travaux de formation, le mercredi 28 juin 2017 à Pacific Hôtel, a été présidée par la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, Pauline ZOURE, représentante du ministre en charge de l’Economie et des Finances, en compagnie des représentants du ministre de la Justice et de la Sécurité.

 

 

Un atelier de formation sur l’évaluation nationale des risques de blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme organisé par la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) au profit des professionnels des secteurs publics et privés du Burkina Faso s’est ouvert, ce mercredi 28 juin 2017 à Pacific Hôtel,  à Ouagadougou, sous la présidence du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, représentée par la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, Pauline ZOURE. Cet atelier de formation, qui se tient du 28 au 30 juin, s’inscrit dans la continuité de la quête de conformité du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Burkina Faso. Durant  trois jours, les professionnels des secteurs publics et privésvont sepencher, entre autres, sur  l’analyse des menaces, de la vulnérabilité nationale et de l’inclusion financière à travers les secteurs bancaires et les assurances. L’objectif principal, selon Pauline ZOURE, est de faire une évaluation détaillée, valide, fiable et à jour des risques. «En réalisant cet exercice, le Burkina Faso parviendra à identifier des mécanismes, méthodes et techniques utilisés par les criminels, individus ou groupes et leurs associés pour blanchir les produits à travers les différents canaux financiers, notamment le secteur informel», a soutenu Mme ZOURE avant de confier qu’à l’issue de l’atelier une feuille de route sera élaborée pour les différents groupes techniques afin de disposer de rapports sectoriels, ainsi que du rapport global. En outre, un plan d’actions national visant à corriger les faiblesses du dispositif de luttesera élaboré avant la visite du site de l’équipe de l’évaluation.A entendre la représentante du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, l’exercice de l’évaluation nationale des risques de blanchiment des capitaux et du financement du terrorisme s’étendra sur une période de 14 mois. Au cours de cette période, des rencontres seront organisées afin d’identifier des menaces et des vulnérabilités favorisant les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme au niveau sectoriel et global. A cet effet, elle a exhorté les participants a donné le meilleur d’eux-mêmes afin que le Burkina Faso parvienne à relever les défis de la conduite de l’évaluation nationale des risques et, partant, de l’évaluation mutuelle de 2018.

Selon la représentante du Directeur général du Groupe d’action financière contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest  (GIABA), Mariame Ibrahim TOURE/DIAGNE, le Groupe d’action financière (GAFI) dans ses nouvelles recommandations adoptées en 2012 exige désormais que les pays identifient, évaluent et comprennent les risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme auxquels ils sont exposés. Il s’agit, à l’entendre, de répertorier l’ensemble des vulnérabilités et d’analyser toutes les menaces inhérentes à l’environnement du pays afin de préconiser des actions préventives et répressives à mettre en œuvre à court, moyen et long termes. A son avis, l’atelier de formation offre l’opportunité de faire davantage appel à la coopération bilatérale ou multilatérale pour mener des activités communes à l’endroit des Etats membres de la CEDEAO. Pour cela, elle a réitéré l’engagement total du GIABA à encourager et soutenir par son assistance technique et financière, les efforts de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Burkina Faso. 

Pour la représentante de la Banque mondiale au Burkina Faso, Mariam DIOP, cette formation permettra aux parties prenantes des secteurs privé et public de mieux comprendre les sources et les formes de risques de criminalité financière auxquels le Burkina Faso est exposé. «L’objectif de l’évaluation nationale des risques est de permettre aux autorités du pays de mieux comprendre les dimensions et les sources des produits du crime financier et de mieux identifier les méthodes et tendances du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Elle doit aussi engendrer une meilleure compréhension des faiblesses du système de lutte contre le BC/FT et des facteurs qui pourraient rendre le Burkina Faso vulnérable», a-t-elle indiqué. Selon la représentante du DG de GIABA, la présente évaluation nationale des risques est conçue pour être achevée dans le cadre d’un processus en trois phases qui durera entre 6 mois et un an.