×

Avertissement

Échec de la suppression de 26041080e036b4d62eb8260517426328.png

Échec de la suppression de bd4234043e9db62ca0da88e35b686340.js

 

Le gouvernement burkinabè représenté par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, le ministre  des Affaires étrangères et de la Coopération, Alpha BARRY, le ministre des Infrastructures Eric BOUGOUMA, l'Ambassadeur du Japon au Burkina Faso, Tamotsu IKEZAKI et le Directeur général Afrique de l’Agence japonaise de coopération internationale, Ryuichi KATO, ont procédé à la signature, le vendredi 02 mars 2018 à Ouagadougou, d’un accord de prêt d’un montant de 5 milliards 659 millions de yen japonais, soit environ 28 milliards 295 millions de F CFA. 

 

 Cet accord de prêt vient formaliser le cofinancement entre le Japon et la Banque africaine de développement (BAD) dans le projet de construction de la route nationale N°4, Gouguhin-Fada N’Gouma-Piéga-frontière du Niger long de 218 km.

Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, cet important prêt au taux concessionnel avec le gouvernement japonais ouvre de nouvelles perspectives de coopération avec ce pays. De l’avis de Mme COULIBALY/SORI, le désenclavement de la région de l’Est permettra de relancer l’économie du Burkina Faso, mais également les échanges intracommunautaires, car le tronçon à bitumer est une voie internationale empruntée par des camions en provenance du Niger. Elle a, au nom du gouvernement burkinabè, saisi l’occasion pour remercier Son Excellence l’ambassadeur du Japon au Burkina Faso, ainsi que le Directeur général Afrique de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) qui a effectué le déplacement pour la circonstance.

 

Selon le Directeur général Afrique de la JICA, Ryuichi KATO, c’est le premier projet de prêt du Japon au Burkina Faso dont le taux de remboursement est de 0,01%  payable en 40 ans avec 10 ans de différé. Ce financement de la JICA, a-t-il précisé, va servir aux travaux de réhabilitation, de l’élargissement et du bitumage de la route Gounghin-Fada d’une longueur de 50, 4 km. A l’entendre, le Japon vient de réaliser, avec la commission de l’UEMOA, un Plan directeur stratégique pour le développement des corridors de l’Afrique de l’Ouest. Pour lui, le projet de bitumage de Gounghin-Fada s’intègre dans ce Plan directeur parce qu’il concerne un corridor qui dessert plusieurs pays dont le Niger, le Burkina Faso et le Togo, deux pays de l’Anneau de Croissance. Le Directeur général Afrique de l’Agence japonaise de coopération internationale a, par ailleurs, rassuré le gouvernement burkinabè de l’engagement du Japon à l’accompagner dans l’amélioration des conditions de vie des populations.

Quant à l’ambassadeur du Japon au Burkina Faso, Tamotsu IKEZAKI, il a salué le mérite du gouvernement burkinabè qui, dit-il, fournit des efforts remarquables, avec le PNDES, pour améliorer les conditions de vie des populations. De son avis, ce prêt accordé par son pays témoigne de la vitalité de sa coopération avec le Burkina Faso. «J’ai personnellement fait l’expérience de la route nationale N°4. Ce qui m’a permis davantage de comprendre la pertinence et l’urgence du projet», a confié M. IKEZAKI. Pour le  ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Alpha Barry,  ce geste du gouvernement japonais traduit sa solidarité à l’endroit du gouvernement et du peuple burkinabè, ainsi que son engagement à accompagner le Burkina Faso sur les chantiers du développement économique et social. «Cette importante contribution du Japon permettra de réaliser un projet prioritaire majeur du Burkina Faso apportant ainsi une réponse adéquate aux problèmes de trafic, de la sécurité routière et partant la création d’emplois et l’amélioration du cadre de vie des populations riveraines», a signifié M. BARRY. De l’avis du ministre  des Affaires étrangères et de la Coopération, la réalisation d’une telle infrastructure contribuera, dans une perspective régionale, à l’amélioration du réseau routier, au développement des échanges inter-Etats et au renforcement du processus d’intégration régionale à travers la fluidité du transport des marchandises et à la libre circulation des personnes et des biens au sein de l’espace UEMOA, voire de la CEDEAO.

Se prononçant sur le démarrage des travaux, le ministre des Infrastructures, Eric BOUGOUMA, a indiqué que les appels d’offres sont bien avancés. «Nous n’avons pas attendu la signature de cette convention pour lancer les appels d’offres. Le 28 février les entreprises ont déposé leurs offres. Ces offres ont été ouvertes», a-t-il laissé entendre.