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La conférence internationale sur la mise en œuvre du Plan national de développement économique et social (PNDES) s’est achevée le mardi 10 juillet 2018, à Ouagadougou. La cérémonie de clôture a été présidée par le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA. Tenue sur le thème: «Accélérer la transformation agro-sylvo-pastorale au Burkina Faso», ladite conférence, qui visait à évaluer les résultats de mise en œuvre du PNDES et à rechercher des financements au profit de la transformation agro-sylvo-pastorale, du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF) et du Programme d’appui au développement des économies locales (PADEL), a enregistré 375 participants sur 250 attendus par le gouvernement. Ces participants étaient composés essentiellement de représentants de pays amis du Burkina Faso, d’institutions et d’agences de développement, d’Organisations non gouvernementales, d’investisseurs privés nationaux et internationaux, d’acteurs de la diaspora burkinabè, de l’administration publique nationale et du domaine de la recherche.

                      

Selon le communiqué final lu par le ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement, Rémy Fulgance DANDJINOU, les partenaires techniques et financiers ont annoncé des intentions et engagements nouveaux de financement estimés à 220 milliards de F CFA en faveur du PUS-BF et du PADEL. Ces intentions et engagements nouveaux de la part des PTF portent à 621 milliards de F CFA les financements pour les deux programmes sur un coût total attendu de 851,46 milliards de francs CFA. Ces financements, précise le communiqué final, ne tiennent pas compte de ceux octroyés par certains PTF dans le cadre de projets en cours d’exécution portant sur les composantes du PUS-BF et du PADEL.

 Les participants à la conférence se sont réjouis du niveau de mobilisation des ressources internes et externes qui est respectivement de 83,8% et 96,2%. Ils ont relevé la faible prise en compte de la commercialisation des produits transformés au Burkina Faso au niveau des marchés nationaux et internationaux. En outre, ils ont souligné la nécessité de mobiliser des fonds pour le secteur agro-sylvo-pastoral, d’inclure davantage les PME/PMI, de mettre en place des mécanismes d’appui directs aux acteurs, de développer des projets d’incubations et d’avoir une grande synergie d’actions entre petits et grands producteurs.

                          

Au terme des travaux, plusieurs recommandations à l’endroit du gouvernement et des acteurs de la production et de la transformation des produits agro-sylvo-pastoraux ont été formulées. Il s’agit, entre autres, de prioriser et d’accompagner conséquemment les filières porteuses dans le secteur agro-sylvo-pastoral sur tous les maillons de la chaîne de valeur; de promouvoir ou renforcer la coopération Sud-Sud en matière de partage d’expérience et de mutualisation des bonnes pratiques; de promouvoir la formation qualifiante pour booster l’entreprenariat agro-sylvo-pastoral en adéquation avec les besoins des entrepreneurs; de promouvoir la contractualisation entre acteurs (producteurs, transformateurs et commerçants) suivant une approche intégrée; de définir des modalités pratiques et adaptées au Burkina Faso concernant les financements innovants; et de renforcer la liaison production-marché par le développement des infrastructures de transformation et de mise aux normes des produits compétitifs de qualité (emballage et chaînes de valeur des produits). 

Dans son discours de clôture, le premier ministre, Paul Kaba THIEBA, a traduit les remerciements du Gouvernement  à l’ensemble des partenaires qui ont manifesté leur solidarité par des soutiens financiers et techniques au Programme d’urgence pour le Sahel et au Programme d’appui au développement des économies locales. De son avis, la diversité des produits exposées dans les stands, en marge de la conférence, démontre à souhait un potentiel immense très peu exploité dans le secteur agro-sylvo-pastoral, d’où la nécessité d’accorder une haute priorité à ses différentes filères, si l’on veut véritablement promouvoir une croissance durable et partagée à même d’impulser le développement. Paul Kaba THIEBA a, par ailleurs, souligné la nécessité de résoudre ou lever les contraintes identifiées par les acteurs, notamment la qualité de la préparation des projets, la réactivité des partenaires techniques et financiers, la mise en place de zones industrielles et d’incubateurs, etc.