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Le Conseil national de la statistique (CNS) a tenu sa première session ordinaire de l’année 2018, le vendredi 03 août 2018 à Ouagadougou. Présidée par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, ladite cession a été consacrée à l’examen et à l’adoption du rapport statistique national 2017 et du programme statistique national 2019. Il s’est agi notamment de dresser le bilan des réalisations de 2017 par rapport aux prévisions et les perspectives pour 2019. Il ressort du rapport statistique national 2017, présenté par le Directeur général de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), Boureima OUEDRAOGO, un taux d’exécution global de 75,5% des activités initialement programmées.

                   

Se prononçant sur ledit rapport, à l’ouverture des travaux de la session, le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement a fait savoir que les activités statistiques ont connu un bon niveau d’exécution dans leur ensemble. Elle a évoqué notamment la régularité de la tenue des sessions du CNS; l’intensification et la diversification de la production des statistiques; et la réalisation des travaux préparatoires dans le cadre du Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH). Concernant, le RGPH en particulier, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI a souligné le démarrage du processus d’acquisition du matériel informatique en décembre 2017, la validation des documents méthodologiques, l’élaboration et la validation de la stratégie de communication et du manuel de gestion-comptable et administrative du protocole de financement commun, ainsi que le recrutement et la formation du personnel de terrain pour la cartographie.

Quant au programme statistique national 2019, elle a indiqué qu’elle comporte des opérations de grande envergure dont la mise en œuvre est impérative pour le suivi du Plan national de développement économique et social et des objectifs de développement durable. A l’entendre, ces opérations statistiques concernent la poursuite des travaux du 5ème recensement général de la population et de l’habitation, la réalisation du 2ème recensement général de l’agriculture et la réalisation de la 5ème enquête démographique et de santé. A celles-ci, s’ajoutent l’enquête harmonisée sur les conditions de vie des ménages, l’enquête sur les cultures irriguées (production de saison sèche), l’enquête sur les flux et dépenses touristiques au niveau des frontières terrestres. Selon les prévisions, la mise en œuvre du Programme national statistique nécessitera une mobilisation financière de 10, 5 milliards de F CFA dont 54,7% sont à rechercher.

Selon Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, le Conseil national de la statistique constitue un cadre qui permet de réfléchir et de donner des orientations sur des questions statistiques au niveau du pays. Malgré les progrès réalisés, la mise en œuvre du programme statistique national de 2017 a connu des difficultés, selon le ministre. Elle a relevé, entre autres, l’inadéquation entre le calendrier de production statistique et celui de suivi du PNDES; l’insuffisance des ressources financières; l’insuffisance des ressources humaines dans le CNS en général; et l’insuffisance de ressources matérielles.

                      

Au cours de la session, elle a exhorté les acteurs du CNS à redoubler d’efforts pour accroître et améliorer la production statistique afin de mettre à la disposition du gouvernement des indicateurs de qualité à même de mesurer les progrès réalisés vers l’atteinte des différents objectifs. «Il s’agit de voir le chemin que le Burkina est en train de parcourir pour l’atteinte des objectifs du développement durable», a-t-elle déclaré. Evoquant les questions de financement du Système de statistique national, le ministre en charge de l’Economie, des Finances et du Développement a confié que sur un budget estimé à 26 milliards de F CFA, les partenaires ont apporté une contribution substantielle. A l’entendre, les efforts des partenaires et du gouvernement ont permis de sécuriser plus de 85% des ressources en 2017. Elle a saisi l’occasion pour féliciter les partenaires techniques et financiers pour leur soutien.

Selon le Directeur général de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD), Boureima OUEDRAOGO, la tenue de la première session de l’année 2018 du CNS visait à faire le suivi de la planification annuelle en matière de production statistique afin de dégager les performances, les contre-performances et de prendre de nouvelles orientations pour l’améliorer.