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La Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) du Burkina Faso et le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) ont procédé, ce mardi 07 août 2018 à Ouagadougou, à la restitution des conclusions préliminaires de l’équipe d’évaluation mutuelle par les pairs en matière de lutte contre le blanchissement des capitaux et le financement du terrorisme dans ce pays. Cette restitution de conclusions s’est faite en présence du ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des sceaux,  Réné BAGORO,  du ministre délégué chargé du Budget, Edith Clémence YAKA et de la secrétaire d’Etat chargée de l’aménagement du territoire, Pauline ZOURE.

                                      

 Selon les conclusions provisoires des experts, le Burkina Faso fait face à une gamme variée de risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme dont les principaux sont, entre autres, la position géographique du pays qui partage les frontières avec certains Etats connus pour des activités terroristes, l’importance de l’économie informelle et fudiciaire, ainsi que l’utilisation de plus en plus importante des institutions financières parallèles de changes manuelles et de transfert d’argent non règlementé et non contrôlé. A cela s’ajoutent le faible niveau d’application des produits d’exigences financières; l'

la difficulté  pour les institutions financières d’assurer une bonne identification des clients à raison de la fiabilité des documents, le registre du commerce n’étant pas informatisé alors que l’Office nationale d’identification n’est pas totalement entré en public; le contrôle limité du secteur des ODLM notamment au moment d’établissement et durant les opérations; la contrainte de la disponibilité et de l’accès aux informations des bénéficiaires d’investissements. En revanche, l’équipe d’évaluation a constaté le dynamisme et la constance des autorités burkinabè pour lutter contre ce fléau. «Les autorités nationales ont une bonne compréhension des risques de terrorisme dans le pays et une assez bonne appréciation des risques associés aux sources de financement du terrorisme», a-t-elle déclaré.

 A l’issue de la présentation des conclusions provisoires, le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, Garde des Sceaux,  Réné BAGORO, tout en félicitant les experts les a exhortés à poursuivre les efforts afin que la mise en œuvre du rapport qui sera adopté puisse produire des effets escomptés. Il a souligné le caractère réel des faits qu’ils ont évoqué sur le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

                                        

Selon la présidente du CENTIF, Marie Béatrice TASSIMBEDO, le lancement de la mission de suivi-évaluation a eu lieu le 23 juillet 2018 et s’est poursuivie jusqu’au 03 août. «Il y a une étape du suivi-évaluation qui s’appelle visite du site. Après cette étape, il y a une restitution qui consiste à rendre compte des conclusions des évaluateurs et à produire des rapports interactifs de la partie nationale et des évaluateurs jusqu’à l’adoption du rapport final concernant le Burkina Faso», a confié Mme TASSIMBEDO.