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La 19ème session ordinaire de l’Assemblée générale des Etablissements publics de l'Etat (EPE) du Burkina Faso se tient les 18 et 19 octobre 2018 à Ouagadougou, sur le thème: «Quelle contribution des Etablissements publics de l’Etat (EPE) à la mise en œuvre du budget-programme?». L’ouverture des travaux a été présidée par le Premier ministre, Paul Kaba THIEBA, président par délégation, ce jeudi 18 octobre. 

                        

Durant 48 heures, les participants vont examiner les rapports de gestion et les états financiers de 99 Etablissements publics de l’Etat, dont 17 Fonds nationaux (FN) au titre de l’exercice 2017. A l’ouverture des travaux, le chef du gouvernement burkinabè s’est dit satisfait du niveau de réalisation des activités par l’ensemble des EPE, de la tenue régulière des sessions des Conseils d’administration, de la production des rapports de séjour des présidents des Conseils d’administration et des efforts de mise en œuvre des recommandations de la 18ème Assemblée générale dans la quasi-totale des EPE. «Les acquis engrangés jusque-là, demeurent le fruit des efforts de tous les acteurs de développement qui se sont engagés pour la réussite du PNDES», a déclaré Paul Kaba THIEBA. A l’entendre, les indicateurs de performances enregistrés au titre de l’exercice 2017 sont restés conformes aux normes, mais non pas connu une variation significative par rapport à l’exercice de 2016. Evoquant le thème, il a indiqué qu’il permettra de mettre en exergue le degré d’appropriation de l’approche budget-programme dans la gestion des finances publiques du Burkina Faso par les Etablissements publics de l’Etat. De son avis, ce thème interpelle particulièrement les EPE sur le rôle déterminant qu’ils doivent jouer pour soutenir davantage la croissance économique.

 Selon le rapport sur la gestion des EPE, exercice de 2017, présenté par le président du Comité d’organisation, Dr Seglaro Abel SOME, par ailleurs, secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, les différentes résolutions et recommandations ont été, pour l’essentiel, mises en œuvre. La situation financière qui ressort du rapport concerne 82 EPE ayant transmis leurs états et 17 Fonds nationaux. Pour ces 82 EPE, les recettes pour l’année 2017 s’élèvent à 207, 243 milliards de F CFA contre 182,94 milliards de F CFA, soit une hausse de 13, 28%. Les dépenses budgétaires, elles, s’élèvent à 160,833 milliards de F CFA en 2017 contre 139,955 milliards de F CFA en 2016, soit une hausse de 14,92%. L’évolution de la structure des dépenses en 2017, dans l’ensemble, indique une augmentation des charges de fonctionnement de 7,99% par rapport à l’année 2016 et une progression des dépenses consacrées aux investissements de 59,61%. Le taux d’autofinancement passe de 31,58% en 2016 à 29,17% en 2017, soit une baisse de 2,41 points.

                       

L’analyse de la situation des dettes fait ressortir des arriérés de paiement de 58,148 milliards de F CFA contre 46,911 milliards de F CFA en 2016.

 S’agissant des 17 Fonds nationaux, il ressort pour l’année 2017, un montant total de 101,935 milliards de F CFA de recettes contre 35,452 milliards de F CFA en 2016. Quant aux dépenses budgétaires, elles s’élèvent à 30,055 milliards de F CFA en 2017 contre 62,925 milliards de F CFA en 2016. Selon le rapport, le taux d’exécution des recettes des Fonds nationaux est passé de 84,55% en 2016 à 85,71% en 2017. Le taux d’autofinancement est passé de 72,22% en 2016 à 39,98% en 2017.

A entendre le président du Comité d’organisation, les difficultés dans la gestion des EPE sont relatives, entre autres, à la mise en place des organes d’administration et de gestion aux séjours semestriels des présidents des Conseils d’administration et aux diverses obligations non respectées, notamment la présentation des rapports et des états financiers. Malgré tout, a fait savoir Dr Seglaro Abel SOME, les efforts doivent être poursuivis en vue de permettre l’application effective des instructions relatives à la nomenclature budgétaire, à celle des pièces justificatives et au plan comptable des EPE, le renforcement des capacités des acteurs des EPE, l’amélioration des systèmes d’information et de gestion, l’amélioration de la qualité des états financiers produits et l’application effective de la loi n°010-2014/AN du 30 avril 2014 portant règles de création des catégories d’établissements publics.

 En ce qui concerne les dettes des EPE, le Directeur général du Trésor et de la comptabilité publique, Célestin Santéré SANON pense qu’il faut chercher à comprendre ce qui est à l’origine et ce qui explique le non paiement de ces dettes. Dans certains cas, a-t-il expliqué, il s’agit de questions de calendrier qui ont fait que l’exercice a été bloqué avant la mise en œuvre des dispositions pratiques dans le règlement des dettes.