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La Banque mondiale vient d’accorder un prêt de 136, 724 millions de dollars US et un don de 68,362 millions de dollars US, soit plus de 110,597 milliards de francs CFA au Burkina Faso. Ces fonds sont destinés au financement du Projet d’interconnexion régionale d’électricité de la Dorsale Nord. L’accord de financement a été signé, ce mercredi 21 novembre 2018, à Ouagadougou, par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI, et le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, Cheik F. KANTE. C’était en présence du ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo. A l’occasion de la signature de l’accord, Hadizatou Rosine COULIBALY/SORI a salué les efforts de la Banque mondiale engagée aux côtés du Burkina Faso pour améliorer la performance du secteur de l’électricité et pour développer le marché régional de l’électricité. 

                         

Selon le représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso, monsieur Cheick F. KANTE, le Projet d’interconnexion régionale d’électricité de la Dorsale Nord est un projet complexe qui comprend la construction de 880 km de ligne de haute tension depuis le Nigeria jusqu’au Burkina Faso, dont 405 km sur le territoire burkinabè; la construction et l’augmentation de la capacité de 5 postes d’électricité dont  deux seront construits à l’Est et au Sud-Est au Burkina Faso; et l’extension de l’accès à l’électricité aux populations le long de la ligne au Niger et au Burkina Faso. Pour lui, c’est un projet structurant et la Banque mondiale est fière de participer à son financement aux côtés de la Banque africaine de développement (BAD), de l’Agence française de développement (AFD) et l’Union européenne,  pour trois raisons. Premièrement, il permettra au Burkina Faso de diversifier son mixe énergétique et de dépendre moins de la production thermique qui coûte assez chère et qui fait que le prix du kilowatt est extrêmement élevé dans le pays. Ce coût empêche les Petites et moyennes entreprises d’être compétitives. Deuxièmement, il favorise l’intégration régionale du Burkina Faso avec ses voisins. Troisièmement, il va bénéficier à toutes les populations des villages qui vont être traversés par la ligne. «La composante d’électrification rurale bénéficiera à environ 92 286 foyers burkinabè (environ 375 000 personnes) dont 179 dans la région de l’Est avec un fort potentiel économique», a confié M. KANTE. Aussi, Cheick F. KANTE a indiqué que le financement de la Banque mondiale à hauteur de 205,1 millions de dollars américains pour le Burkina Faso, soit 63% du coût du projet) s’inscrit dans le cadre du partenariat, mais également de sa profonde conviction des avantages que le pays tirera dans la mise en œuvre efficace et diligente du projet.

De l’avis du ministre de l’Energie, Bachir Ismaël Ouédraogo, ce projet est très important pour le Burkina Faso, parce qu’il lui permettra de diversifier ses accès en matière d’électricité dans la sous-région, mais également de stabilisé son réseau et avoir une énergie moins chère. «Cette opportunité, qui s’offre à nous, va nous permettre non seulement d’importer, mais aussi dans le cadre du projet sous-régional WAPP pouvoir exporter dans la sous-région», a-t-il laissé entendre.

                        

L’accord de financement signé entre la Banque mondiale et le gouvernement burkinabè constitue, selon lui, un acte capital pour le développement d’un des projets les plus structurants du secteur de l’énergie au Burkina Faso pour les dix prochaines années.  «La Dorsale Nord de 330 kv de l’EEEOA qui implique cinq pays de notre espace communautaire représenté par quatre sociétés d’électricité, à savoir la SONABEL pour le Burkina Faso, la Communauté électrique du Bénin (CEB) pour le Togo et le Bénin, la Nigelec pour le Niger et la Transmission company of Nigeria (TCN) pour le Nigeria, fait partie des projets prioritaires du système d’Echange d’énergie électrique de l’Afrique de l’Ouest, institution spécialisée de la CEDEAO chargée de l’intégration des réseaux électriques de la région de l’Afrique de l’Ouest et de la mise en place d’un marché d’échanges d’énergie», a-t-il indiqué. A entendre le ministre de l’Energie, le coût global du projet est estimé à 640,2 millions de dollars US, dont 325,9 dollars US pour le Burkina Faso. Le projet consistera, a-t-il précisé, à construire une ligne de 330 kv longue de 875 km environ entre Birni Kebbi au Nigeria via Gorou Banda au Niger pour aboutir à Ouaga-Est près de Saaba. Ensuite, il y aura une liaison de 225 kv longue d’environ 24 km entre Ouaga-Est et le point d’encrage n°5 de la ligne Bolga-Ouga permettant de se connecter au poste de Zagtouli.