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Les soutenances des élèves-inspecteurs des douanes ont débuté ce mardi 26 mars 2019, à l’Ecole nationale des Douanes à Ouagadougou, sous la présidence du secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement (MINEFID°, Dr Seglaro Abel SOME. Pour cette 24ème promotion, ce sont au total 6 élèves-inspecteurs des douanes, dont cinq Burkinabè et un Gabonais, qui vont soumettre le fruit de leur recherche à la sanction des  différents jurys, selon le Directeur général de l’Ecole nationale des Douanes du Burkina Faso, Casimir SAWADOGO.

                                                

Pour ces soutenances, c’est l’impétrant, Yacouba YAMEOGO qui a ouvert la marche en décryptant l’«Apport de la plateforme SYLVIE dans la performance des services douaniers». SYLVIE (Système de liaison virtuelle), selon le futur inspecteur des douanes, est un outil de collecte électronique des documents de pré-dédouanement qui s’inscrit dans le cadre global de la modernisation de l’Administration des douanes et ambitionne d’apporter une révolution aux procédures de commerce extérieur. Ainsi, après trois ans de mise en œuvre de cette plateforme douanière au Burkina Faso, M. YAMEOGO a voulu, dans son étude, savoir à quelle hauteur  celle-ci participe à l’allègement des procédures et des coûts, ainsi qu’à l’accroissement des recettes douanières. Selon Yacouba YAMEOGO, l’objectif général de l’étude est d’améliorer constamment le recouvrement des ressources propres de l’Etat dans l’administration des douanes.  

Il ressort de son étude qu’avec la plateforme SYLVIE, le délai moyen  de délivrance des documents est de 27 heures en 2018, contre 44 heures en 2017. En ce qui concerne le délai d’obtention des documents, il est passé, en moyenne, à deux jours dans la procédure électronique en 2018 contre 15 jours en moyenne en 2010 dans la procédure manuelle. Selon l’impétrant, Yacouba YAMEOGO, l’analyse comparative permet de distinguer cinq principales étapes au niveau de la procédure manuelle contre deux étapes au niveau de la procédure électronique. «De la procédure manuelle à celle électronique, nous constatons la suppression de certaines étapes et la mise à l’ écart de toutes les personnes qui ne sont pas directement impliquées dans le traitement des dossiers», a-t-il fait observer avant de conclure que la procédure électronique supprime les lourdeurs administratives ce qui permet aux importateurs et aux exportateurs d’obtenir rapidement les documents de pré-dédouanement et accélère le processus de dépôt des déclarations en douanes. De même, le temps de séjour des marchandises est passé de 17 jours en moyenne en 2010 à 4 jours en 2018.

A entendre l’impétrant, 95, 45% des commissionnaires en douanes enquêtés ont reconnu la simplicité de la procédure électronique sur 100% des administrations connectées. En termes de niveau de sécurisation des documents. «Cela a été confirmé par 39% des vérificateurs interrogés et 100% des responsables des administrations connectée», a-t-il confié. Par ailleurs, il a noté que la plateforme SYLVIE permet une mutualisation de l’information, c’est-à-dire que l’importateur ou l’exportateur transmet l’information une seule fois et en même temps à toutes les administrations impliquées dans la procédure. Ce qui concourt à la culture de la transparence et de la lutte contre la fraude. Toutefois, il a relevé que malgré ces résultats, quelques difficultés notées de part et d’autre limitent considérablement les performances du système. Il a cité, entre autres, la mauvaise qualité de la connexion internet, les délestages, l’insuffisance du matériel et la mauvaise qualité des informations inscrites lors des soumissions.

                                                   

Deux recommandations

Pour résoudre ces difficultés, l’élève-inspecteur des douanes, Yacouba YAMEOGO suggère l’instauration d’un programme d’urgence de formation des commissionnaires en douanes agréés,  à la maîtrise du module soumission pour limiter au maximum les erreurs de service et de requête en modification; et la poursuite de la sensibilisation à l’égard des importateurs pour une anticipation des formalités, mais aussi à l’égard de certaines administrations qui demeurent réticentes à délivrer certains de leurs documents dans la plateforme. De son avis, si la plateforme SYLVIE représente l’effort d’adaptation de l’administration des douanes et des autres administrations à l’évolution du commerce international, et si les résultats obtenus, en termes, de célérité et d’efficacité des procédures sont, certes, encourageants, ils demeurent nettement en deçà des attentes et des possibilités offertes par le système. Et l’espoir tant attendu se fait toujours attendre.

Au terme de la soutenance, le jury présidé par Seglaro Abel SOME,  secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement a fait des observations et des suggestions que l’impétrant a promis de prendre en compte dans l’élaboration du document final. Il a, en outre, noté un effort de recherche réel dans son travail, les résultats auxquels il est parvenu, la pertinence du thème et lui a décerné la noté de 16/20.

Selon le secrétaire général du MINEFID, qui a présidé la cérémonie d’ouverture des soutenances, la formation constitue un domaine auquel le département en charge de l’Economie, des Finances et du Développement accorde une attention très particulière, car elle constitue un véritable investissement dans le capital humain. Et les thèmes abordés par la 24e promotion des élèves-inspecteurs des douanes indiquent à souhait la formation de qualité et les contributions que ces derniers pourront apporter aux préoccupations nationales. Il a cité, entre autres thèmes: «L’importation des véhicules automobiles au Burkina Faso: quelles stratégies et réformes pour la mise en œuvre efficace des mesures douanières?», «Analyse  des mesures douanières pour la promotion des unités industrielles aux Burkina Faso», «Le défi de l’administration des douanes dans le contexte de rupture avec les sociétés d’inspection».