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Le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané KABORE, était face aux députés burkinabè, ce jeudi 20 juin 2019. En compagnie des ministres délégués chargés du Budget, Edith Clémence YAKA, et de l’Aménagement du territoire, Pauline ZOURE, et l’équipe technique de son département, il a présenté le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2020-2022 à la Représentation nationale. Cette présentation intervient, après l’adoption dudit document en Conseil des ministres le 29 mai 2019. Selon le ministre KABORE, ce document a été bâti suivant trois scénarii: l’optimiste, le pessimiste et le scénario de base qui tient compte, d’une part, des ambitions affichées du Gouvernement en matière de développement économique et social et, d’autre part, des possibilités réelles en matière de mobilisation des ressources et d’absorption des crédits budgétaires par les ministères et institutions. Et c’est ce dernier scénario qui a été retenu pour l’élaboration du projet de loi de finances, exercice 2020 car il prend en compte le contexte macroéconomique et offre une prévision réaliste de recouvrement de recettes en phase avec les capacités réelles des régies.

                                                        

Sur la base d’hypothèses liées, au plan international, sur le cours de l’or, du zinc, du coton fibre, etc, et au plan national, sur la production céréalière, l’or, le zinc, un maintien du prix du coton au producteur à 265 F CFA le kilogramme, les recettes budgétaires, selon le document de programmation budgétaire et économique, seraient de 2 161,29 milliards de F CFA en 2020; 2 294,28 milliards de F CFA en 2021 et 2 496,10 milliards de F CFA en 2022, soit un accroissement annuel de 7,5%. Entre 2019 et 2020, ce taux est estimé à 10,6%.

Les ressources extérieures se chiffreraient à 243,52 milliards de F CFA en 2020 ; 205,02 milliards de F CFA en 2021 et 2022. Les ressources propres se situeraient à 1 917, 78 milliards de F CFA en 2020; 2 089,26 milliards de F CFA en 2021 et 2 291,08 milliards de F CFA. En prévision, ces ressources propres enregistreraient une augmentation de 13,01% entre 2019 et 2020 contre une progression moyenne de 9,3% en 2020-2022. Les recettes fiscales, elles, passeraient de 1 707, 08 milliards de F CFA en 2020 à 1 877,9 milliards de F CFA en 2021 et 2 064,16 milliards de F CFA en 2022.

Quant aux dépenses budgétaires totales, elles s’établiraient à 2 446, 43 milliards de F CFA en 2020; 2 600,86 milliards de F CFA en 2021 et 2 821,78 milliards de F CFA en 2022, soit un taux annuel moyen de progression de 7,4%. Les dépenses courantes sur la période s’élèveraient respectivement à 1 683,94 milliards de F CFA; 1 733,09 milliards de F CFA et 1 808 milliards de F CFA avec un accroissement annuel de 3,7% en dépenses de personnel. La masse salariale représenterait 34,9% des dépenses totales et 43,6% des recettes propres.  Comparée aux recettes fiscales, elle se situerait à 48,7% en moyenne sur la période 2020-2022 pour une norme communautaire de 35,0% maximum. Les investissements sur ressources propres sont évalués à 461 milliards de F CFA; 566,28 milliards de F CFA et 690 milliards de F CFA respectivement en 2020, 2021 et 2022. Le déficit budgétaire s’établirait à 285,14 milliards de F CFA en 2020 ; 306,58 milliards de F CFA en 2021 et 325,69 milliards de F CFA en 2022.

La présentation du DPBEP a été suivie d’un débat général sous forme de questions auxquelles le ministre KABORE a apporté des éléments de réponse; et des suggestions et orientations à prendre en compte dans la préparation du budget de l’Etat, exercice 2020.  Ces questions étaient relatives, entre autres, à la situation de recouvrement des recettes dans les collectivités où l’insécurité va grandissante avec la menace terroriste, les mesures pour contenir la masse salariale. Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, la maîtrise de la masse salariale n’est pas forcément liée au non recrutement de fonctionnaires. A l’entendre cette réduction de la masse salariale se situe à deux niveaux. D’abord, le gouvernement doit tenir compte d’une meilleure utilisation des ressources. Un recensement a été fait et il y a des secteurs qui sont en sureffectifs. Au secteur de l’éducation par exemple, a fait savoir Lassané KABORE, par rapport au nombre d’écoles qui existent, il y a un sureffectif de personnel. Et il faut faire un redéploiement. Il y a également la mise à plat du système de rémunération des agents publics de l’Etat qui va permettre d’avoir un consensus national. «Nous pensons que lorsqu’on va arriver à un consensus national sur la mise à plat du système de rémunération, cela va guider une certaine prévisibilité et une certaine maîtrise de la masse salariale », a-t-il confié.