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Le Cadre sectoriel de dialogue gouvernance économique a tenu l’assemblée sectorielle 2019 des projets et programmes sous la tutelle dudit secteur, sous le thème: «la problématique de la maturation des projets et programmes au Burkina Faso: état des lieux, enjeux et perspectives». Placée sous la présidence du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané KABORE, représenté par le ministre délégué chargé de l’Aménagement du territoire, Pauline ZOURE, cette assemblée sectorielle avait pour objectif d’évaluer le portefeuille des projets et programmes sous tutelle technique du secteur de la «gouvernance économique» dans la perspective de la tenue des assises nationales sur les projets et programmes de développement au Burkina Faso.

                                                                               

Il s’est agi, entre autres, pour les participants, d’examiner les performances 2017-2018 des projets et programmes du secteur de la «gouvernance économique, et d’échanger sur la problématique de la maturation des projets et programmes en vue de proposer des pistes de solutions relatives aux insuffisances constatées. Selon la représentante du ministre en charge de l’Economie, des Finances et du Développement, le rapport d’évaluation du secteur «Gouvernance économique», indique une note moyenne de 36,33 sur un maximum de 50 points traduisant ainsi une performance mitigée des projets et programmes, mais tout de même satisfaisante au regard du contexte actuel. En ce qui concerne le portefeuille, sur 24 projets répertoriés, sept sont au vert et huit à l’orange.

Pour Pauline ZOURE, si des contextes exogènes, notamment l’insécurité et les remous sociaux, peuvent être évoqués pour justifier cette performance mitigée, des problèmes internes de gouvernance qui affectent l’efficacité des projets et programmes ne sont pas à occulter. Elle a cité, entre autres, l’absence de rapport d’audit; le retard ou absence de justifications des dépenses; la non satisfaction des conditions de premier décaissement dans les délais. Outre la bonne gouvernance, a-t-elle expliqué, l’efficacité d’un projet ou programme, dépend en partie de la qualité de sa préparation.

                                                

De son avis, au regard des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des projets et programmes au Burkina Faso, des questions peuvent être posées sur le processus de maturation de ces projets et programmes. Comme lacunes dans leur maturation, le ministre délégué chargé de l’Aménagement du territoire a souligné la mauvaise évaluation des coûts; le non-respect des délais; l’exploitation peu optimale des réalisations faites; la faible ou non prise en compte des préoccupations des bénéficiaires; le manque de cohérence avec les cadres de référence, etc. «Ces défaillances ne sont pas sans conséquence sur leur efficacité», a fait remarquer Mme ZOURE avant d’évoquer l’appui des partenaires techniques et financiers en précisant que  souvent le retard des projets est dû aux problèmes de décaissement. Ces problèmes ne sont pas liés au seul fait de l’administration. Il y a également les avis de non objection des partenaires qui n’arrivent pas souvent à temps.